Entre les deux prochains dimanches de Pâques se situe l’Ascension du Seigneur. Curieuse fête qui célèbre la disparition de Jésus de notre terre… Le Vainqueur de la mort manifesté 40 jours en « chair et en os » à ses disciples et à plus de 500 personnes à la fois, nous rapporte le livre des Actes des Apôtres, monte vers le Père. Qu’est-ce que cela signifie ? N’est-ce pas la perte d’un témoignage irremplaçable, celui du Christ lui-même sur sa propre victoire ? Jésus nous dit que, paradoxalement, c’est un avantage pour nous qu’Il s’en aille… car sinon « vous ne recevrez pas l’Esprit Saint ». Or l’Esprit Saint n’est donné du Père qu’au Fils éternel. Il est comme la respiration, le souffle, de l’un à l’autre. Pour que l’Esprit repose sur l’homme comme il repose sur le Fils, il faut que l’homme soit réellement membre du corps du Fils. Le Christ ressuscité n’est alors plus en face de nous, mais il est en nous et nous en Lui, comme il nous l’a promis (Jn.6)

 

Arnaud Gautier, curé