La liturgie de dimanche 11 novembre nous fait lire l’épisode de la rencontre du prophète Elie avec la pauvre veuve et l’évangile de la rencontre de Jésus au Temple avec une veuve qui donne « tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le miracle de la jarre qui ne se vide pas s’accomplit grâce à l’obéissance de la veuve de Sarepta à la parole de Dieu transmise par le prophète Elie. Elle a tout donné, le peu qu’elle avait pour vivre, dans la confiance inouïe qu’elle a en cette parole et dans celui qui la lui donne. Au Temple, cette même confiance en Dieu porte la veuve à l’offrande totale de sa vie, pour la recevoir pleinement du Père. L’une et l’autre de cette veuve figurent le sacerdoce de Jésus et donc le sacerdoce du chrétien, configuré à Lui par le baptême. En étudiant, priant et célébrant la Parole de Dieu avec un cœur de disciple qui veut apprendre, le chrétien ouvre son intelligence et sa liberté au don de sa vie à Dieu, à sa douce volonté, dans une confiance toujours plus profonde. 

Père Arnaud Gautier, curé