La Parole dans le dialogue de l’Ancien avec le Nouveau Testament 3/15

 

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et les textes ayant permis le travail préalable

…merci à ceux qui ont des notes de les envoyer pour que nous complétions cette partie !

I. Ancien et Nouveau Testaments sont « Paroles de Dieu »

1. Les Ecritures et Jésus de Nazareth

« En effet, les paroles de Dieu, passant par les langues humaines, sont devenues semblables au langage des hommes, de même que jadis le Verbe du Père éternel, ayant pris l’infirmité de notre chair, est devenu semblable aux hommes. » DV 13

2. L’Ancien Testament

• L’Ancien testament est Parole de Dieu

« L’économie du salut, annoncée d’avance, racontée et expliquée par les auteurs sacrés, apparaît donc dans les livres de l’Ancien Testament comme la vraie Parole de Dieu ; c’est pourquoi ces livres divinement inspirés conservent une valeur impérissable (…) » DV 14

Première lettre de Saint Pierre 2P1, 20 « Car vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Écriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle, 21 puisque ce n’est jamais par la volonté d’un homme qu’un message prophétique a été porté : c’est portés par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu. »

• Du parfait et du caduc

«Ces livres, bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du caduc, sont pourtant les témoins d’une véritable pédagogie divine [28]. C’est pourquoi les fidèles du Christ doivent les accepter avec vénération : en eux s’exprime un vif sens de Dieu ; en eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une sagesse salutaire au sujet de la vie humaine, d’admirables trésors de prières. » DV 15

 

3. le Nouveau Testament

• Le Primat des Evangiles

« Il n’échappe à personne qu’entre toutes les Écritures, même celles du Nouveau Testament, les Évangiles possèdent une supériorité méritée, en tant qu’ils constituent le témoignage par excellence sur la vie et sur la doctrine du Verbe incarné, notre Sauveur. (…)

• Fondement de la Foi

« Ce que les Apôtres, en effet, sur l’ordre du Christ, ont prêché, eux-mêmes et des hommes de leur entourage nous l’ont, sous l’inspiration divine de l’Esprit, transmis dans des écrits qui sont le fondement de la foi, à savoir, l’Évangile quadriforme selon Matthieu, Marc, Luc et Jean [31]. » DV 18

• Historicité

« Ces quatre Évangiles, dont elle affirme sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, durant sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné pour leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel (cf. Ac 1, 1- 2). » DV 19

• Composition

« Que ce soit, en effet, à partir de leur propre mémoire et de leurs souvenirs, ou à partir du témoignage de ceux qui « furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole», ils composèrent leurs écrits dans le but de nous faire éprouver la « vérité » des enseignements que nous avons reçus (cf. Lc 1, 2-4). » DV 19  

II. Jésus et son Evangile, le sens profond de l’Ancien Testament

1. Prenons un exemple

Mc 15, 19 : « Ils lui frappaient la tête avec un roseau. »

Mi 4, 14 : « On a dressé le siège contre nous ; à coups de verge, ils frappent à la joue le juge d’Israël. » Et toi Bethléem-Ephrata, petit parmi les clans de Juda, c’est de toi que sort pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent au temps jadis, aux jours antiques. C’est pourquoi il les abandonnera jusqu’au temps où aura enfanté celle qui doit enfanter. Alors le reste de ses frères reviendra aux enfants d’Israël. Il se dressera, il fera paître son troupeau par la puissance de Yahvé, par la majesté du nom de son Dieu. Ils s’établiront, car alors il sera grand jusqu’aux extrémités de la terre. »

Celui qui est frappé à la tête à coup de roseau est celui qui se dressera avec puissance pour paître l’humanité tout entière.

2. La vie de Jésus est l’accomplissement des prophéties et il les révèle

III. L’Ancien Testament éclaire et explique le Nouveau Testament

Le récit de l’Evangile décrit les évènements de la Passion mais n’en donne pas le sens. Il faut aller le chercher dans le livre d’Isaïe, dans les psaumes (22, 86) et chez l’ensemble des prophètes.

Isaïe 53 « 03 Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. 04 En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. 05 Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. 06 Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous ».

IV. Et nous ?

1. Récapitulons

La lecture des Ecritures n’est pas une option.

Pour entrer dans l’esprit des Ecritures, il faut en étudier la lettre, l’intention de l’auteur humain.

L’Evangile est le fondement, mais il ne se comprend bien qu’en dialogue avec les textes de l’Ancien Testament qu’il accomplit.

2. Des repères pour une lecture en fraternités Emmaüs

Vers séance n°4 :